Fil d'ariane

Titre Nutrition & Santé

 

Nutrition & Santé

 

Texte M2 (En-tete) Confinement et alimentation

cuisine

Le confinement : un réel impact sur nos habitudes alimentaires

Les images de chariots remplis de pâtes, de riz (et de papier toilette !) à l’annonce du confinement laissaient présager une alimentation essentiellement basée sur des féculents et quelque peu régressive. Or l’impact sur nos habitudes alimentaires a été bien plus complexe.

Alimentation

« Qu’est-ce qu’on mange ? » c’est la question que nous nous sommes tous posée au moins deux fois par jour pendant toute la période du confinement ! Pas toujours facile d’y répondre de façon équilibrée. Et pourtant, passé la crainte d’une pénurie à venir de produits de première nécessité, les Français se sont mis à consommer des légumes, des produits locaux, à varier leur alimentation et surtout à cuisiner.
 

L’alimentation en tête de nos occupations pendant le confinement

Deux raisons peuvent être évoquées pour justifier cette place prépondérante. La première est que la situation a rapatrié vers le domicile des repas pris en temps normal à la cantine, dans les restaurants d’entreprise ou dans toute autre formule de restauration publique. Concevoir le menu de deux repas par jour sept jours durant n’est pas si simple : nous avions pris l’habitude d’une certaine liberté au moment du repas de midi, un repas qui a dû être négocié et construit plus ou moins collectivement durant la période de confinement. Il a fallu prévoir, faire les courses et, pour finir, cuisiner deux fois plus. Autre raison, et non des moindres : manger rassure et occupe !
 

Plus de légumes, mais aussi de surgelés

L’ennui ou l’anxiété peuvent pousser à grignoter davantage. Pourtant, même si cela a pu être un premier réflexe pour certains, rapidement semble s’être imposé le besoin de manger plus sain. Selon une étude* réalisée pour le magazine L’Obs, les Français ont eu tendance pendant le confinement à acheter plus de fruits et de légumes que d’habitude – bien qu’en partie surgelés. Beaucoup ont aussi essayé de consommer local afin de soutenir les petits producteurs – ce malgré la fermeture des marchés.
 

Le grand retour de la cuisine

Cuisiner avec les enfants pour les occuper, mais aussi cuisiner pour découvrir, apprendre, tester… pendant le confinement, les Français sont retournés aux fourneaux ! Les chefs, privés de leur restaurant, ont profité des réseaux sociaux pour montrer aux confinés comment préparer des plats traditionnels réalisables par tous, y compris les néophytes.

Reste à espérer que nous ne perdions pas toutes ces bonnes habitudes et surtout que nous continuions à consommer local !

 

* Etude réalisée en ligne auprès de 1000 personnes début avril 2020.
 

LE FRAIS VERSION 2.0

Pendant le confinement, commerçants, producteurs et marchés se sont unis pour continuer à nous approvisionner en produits frais via Internet :

rungislivrechezvous.fr approvisionne en fruits, légumes et poissons frais les particuliers de Paris et de sa proche banlieue ;

• initialement présent à Saint-Flour et à Sèvres, moncommercantchezmoi.fr regroupe des commerces traditionnels livrant à domicile ;

epicery.fr permet à 400 boulangers, bouchers, poissonniers et autres primeurs – sur Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes, Marseille, Deauville – de livrer leurs produits en direct.

rapidle.com offre une solution « click-and-collect » à 770 commerçants à travers la France.

 

 

titre "Consultez tous les articles de la rubrique Nutrition & Santé"

Consultez tous les articles de la rubrique Nutrition & Santé

3- Désormais on consomme local !

1- Vive les légumes nouveaux !

bloc FOND gris

 
 

Titre (Vignette+picto) autres rubriques Le Mag

Découvrez les autres rubriques du Mag CNM Info

Cliquez sur l'une des vignettes ci-dessous

Agrégateur de contenus

Consommer local

Tous locavores !

Derrière ce terme un peu barbare se cache un principe très simple : choisir uniquement des produits de saison et acheter son alimentation courante (beurre, lait, légumes et fruits) chez des petits producteurs plutôt qu’au supermarché. Facile pour les personnes habitant à la campagne, mais plus compliqué pour les citadins qui doivent passer par les marchés ou des sites Internet regroupant des AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) comme La Ruche qui dit Oui ou des drives fermiers. Ces nouveaux moyens, amenés à se développer, pourraient permettre de donner facilement accès au plus grand nombre à une alimentation de qualité, de dynamiser de petites exploitations agricoles et de réorienter notre consommation alimentaire vers le sain et le durable.
 

De nombreux avantages

Au-delà du concept et d’un phénomène de mode, consommer local présente de nombreux avantages, tant pour notre santé que pour l’économie et l’environnement.
 

Le grand retour de la cuisine

Pour le goût : les produits locaux et de saison sont plus savoureux, car récoltés à maturité et acheminés rapidement. Ils sont véritablement frais, contrairement à ceux vendus en supermarché, qui sont généralement cueillis verts et murissent pendant le transport.

Pour notre santé : les produits consommés frais sont au maximum de leurs qualités nutritionnelles et apportent à notre organisme tous leurs bienfaits.

Pour limiter le transport et préserver l’environnement : les aliments consommés hors saison ont fait un long voyage pour arriver jusqu’à notre assiette, généralement en bateau ou en avion, ce qui engendre des gaz à effet de serre dont on connaît maintenant les conséquences… On leur a aussi ajouté des additifs afin qu’ils ne pourrissent pas pendant le transport.

Pour soutenir l’agriculture locale et donc la vie dans nos campagnes et sur l’ensemble du territoire...
 

Quelques habitudes à changer

Pour profiter de l’ensemble de ces bienfaits, encore faut-il accepter de modifier nos habitudes.

• Respecter les saisons et s’abstenir de manger par exemple des tomates en hiver… ce qui suppose aussi une plus grande créativité culinaire afin d’accommoder ce que chaque saison nous offre.

• Accepter l’inesthétisme des fruits ou des légumes tordus, non lavés, avec une partie peut-être un peu abîmée : on a oublié que la nature ne produisait pas des aliments calibrés et brillants…

• Admettre de payer parfois un peu plus cher, car produire manuellement, artisanalement… n’est pas toujours compensé par le raccourcissement du circuit de distribution.
 

 8 sur 10

C'est le nombre de Français percevant la consommation locale comme une réponse aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux actuels.