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Texte M2 (En-tete) Prise en charge de la douleur

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Vers une meilleure prise en charge de la douleur

Mal de dos, migraine, douleurs abdominales… la douleur fait partie du quotidien de 92 % des Français, qui déclarent souffrir de maux courts et persistants. Sa prise en compte est aujourd’hui une préoccupation omniprésente dans le monde de la santé. Et même si elle n’est pas encore vaincue, de grands progrès ont été accomplis en la matière.

La douleur serait à l’origine de deux tiers des consultations médicales. Elle est le sujet de nombreuses études, s’interrogeant sur ses mécanismes pour mieux pouvoir la soulager.

Qu'est-ce-que la douleur

Qu'est-ce-que la douleur ?

La question peut sembler étrange, car chacun d’entre nous sait ce que c’est d’avoir mal. Pourtant, une définition précise peut permettre de mieux la comprendre. Selon l’Association internationale pour l’étude de la douleur, « la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ». Reposant avant tout sur le ressenti du patient elle est difficile à quantifier et à qualifier.

La douleur peut-être aiguë, quand on pose sa main sur une plaque brûlante par exemple. Elle est alors intense, mais brève. Elle peut aussi être chronique, lorsque la sensation douloureuse excède trois mois et devient récurrente. Elle devient dans ce cas une maladie à part entière. Elle peut enfin être procédurale, c’est-à-dire induite par des soins, et de durée modérée.
 

Les différentes formes de douleur

On peut distinguer quatre formes de douleur :
- Les douleurs inflammatoires, qui sont souvent articulaires. Elles peuvent être traitées par le recours aux antalgiques (paracétamol, aspirine, morphine), qui cependant présentent des effets secondaires non négligeables (troubles gastriques et rénaux, dépendance…).

- Les douleurs neuropathiques, associées à des atteintes du système nerveux central et périphérique : lésion de la moelle osseuse, du nerf sciatique… Les principaux traitements utilisés sont les antidépresseurs, ainsi que certains antiépileptiques – avec cependant peu de résultats.

- Les douleurs mixtes, qui associent les deux : lombo-sciatiques…

- Les douleurs dysfonctionnelles : fibromyalgie, troubles fonctionnels intestinaux…
 

La mesure de la douleur

Même si la douleur est fonction du ressenti de chacun et semble donc difficilement quantifiable, des outils de mesure ont été mis au point pour mieux adapter les traitements. Des questionnaires et des échelles de douleur sont utilisées. Pour les adultes, c’est l’échelle numérique, de 0 – pour une absence de douleur – à 10 – pour la douleur maximale imaginable – qui est utilisée le plus souvent. Pour les enfants, les médecins ont recours à des visages pour que cela soit plus expressif.
 

Une importante évolution dans sa prise en compte

Pendant longtemps, les médecins ont estimé que la douleur était normale et nécessaire. Seule la pathologie méritait d’être soignée et la douleur servait en quelque sorte d’indicateur de la maladie. Les premiers à souffrir de ces croyances étaient les enfants, car on estimait que leur système nerveux était immature et qu’ils ne pouvaient donc pas vraiment ressentir de douleur ! Un nombre incalculable d’entre eux furent ainsi opérés des amygdales sans anesthésie ! Ce n’est qu’à partir de 1998, avec le premier plan triennal de lutte contre la douleur dans les établissements de santé, que la législation a évolué, imposant une prise en charge de la douleur et assurant la formation des praticiens à sa prise en compte. La lutte contre la douleur constitue un véritable enjeu de société, particulièrement corrélé au vieillissement de la population.

Des structures spécialisées, dans la prise en charge de la douleur chronique notamment, permettent de répondre à des situations difficiles. Vingt-trois de ces structures sont accessibles en dehors de la région parisienne. Leur organisation repose sur un trinôme composé d’un médecin, d’un infirmier et d’un psychologue. Il faut pour cela consulter votre médecin traitant, qui vous délivrera un avis préalable.
 

Des traitements alternatifs aux médicaments

En complément des médicaments contre la douleur – auxquels ils se substituent parfois –, existent des traitements non pharmacologiques : soutien psychologique, relaxation, sophrologie, hypnose, neurostimulation, kinésithérapie, massages… La place de ces méthodes est de mieux en mieux reconnue dans la prise en charge de la douleur.
De plus en plus d’établissements de soins les associent aux traitements classiques. S’ils ne les remplacent pas, ils permettent parfois de diminuer le dosage de certains médicaments ayant de nombreux effets secondaires. L’expérience des patients témoigne que ces différentes méthodes apportent une aide au quotidien pour soulager le corps, se détendre, lâcher prise et reprendre des forces.
 

ETUDES DE SANTÉ

Selon l’étude « Santé vous bien » réalisée par votre mutuelle au cours de l’année passée, 48 % d’entre vous nous ont dit souffrir de douleurs physiques et 47 % ont comme objectif de santé de réduire ces douleurs. Preuve que l’enjeu est de taille.

 

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