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Texte M2 (En-tete) Et si les écrans aidaient nos enfants à apprendre ?

enfant apprenant derriere un ecran

Et si les écrans aidaient
nos enfants à apprendre ?

Dans le salon, la chambre ou la voiture, les écrans ont envahi notre quotidien et celui de nos enfants. Souvent décriés pour leurs conséquences fâcheuses sur le développement et la santé des enfants, ils peuvent aussi, sous certaines conditions, être de formidables outils d’apprentissage.

 

Aujourd’hui les écrans

Aujourd’hui les écrans, que ce soient smartphone, tablette, télévision ou ordinateur font partie du quotidien de chacun. Le temps passé à utiliser les écrans par les enfants, et ce de plus en plus jeunes pousse nombre de parents, enseignants, psychologues à se poser des questions sur leur impact positif ou négatif en termes d’apprentissage et de développement.

Une opportunité pour apprendre

Une opportunité pour apprendre

Les écrans sont une formidable source d’information sur tous les sujets. Ils permettent aussi de travailler à plusieurs de façon ludique et devenir ainsi un accélérateur de particularités. Ils proposent aussi beaucoup d’outils de création gratuits pour s’initier à la programmation, faire des vidéos, apprendre une langue ou un instrument de musique. 

Ils sont aussi un formidable outil d’entrainement et de motivation : je visualise mes compétences de départ et ma progression au fur et à mesure que se déroule l’exercice. Ils sont ainsi une autre façon de faire ses devoirs, de réviser de façon plus ludique que de relire ses leçons ou faire des exercices. 
Les jeux vidéos peuvent eux aussi présenter  de nombreux avantages éducatifs quand ils sont bien choisis et adaptés à l’âge de l’enfant. Ils peuvent par exemple contribuer à développer la logique, les habilités visuelles et spatiales ainsi que les capacités à résoudre un problème.

Les applis, quant à elles, avec leur interactivité peuvent s’avérer être un très bon stimulant intellectuel. Elles incitent l’enfant à effectuer certaines actions comme choisir, pointer, cliquer, dessiner, à reconnaitre des sons, des mots… elles permettent de diversifier les sources de stimulation.

  CHIFFRES

• 43 % des des enfants de 0 à 2 ans ont accès à Internet

• 24 % des 7-12 ans ont un smartphone

• 36 % des 7-12 ans ont un smartphone

• 1h40 c’est le temps passé par les 3-6 ans sur les écrans chaque jour

• 87 % des moins de 3 ans regardent régulièrement la télévision

(IPSOS 2022)

Un accompagnement nécessaire

Un accompagnement nécessaire

Les écrans, pour être  bénéfiques en matière de développement, doivent être intégrés dans une vraie démarche éducative. Ils doivent par exemple être introduits progressivement dans le quotidien et les parents toujours présents pour en guider l’utilisation. La démarche 3-6-9-12 mise au point par le psychiatre Serge Tisseron permet une pratique raisonnée et positive des écrans. Cette méthode permet aux parents de disposer de repères simples pour savoir quand et comment introduire les écrans dans la vie de leurs enfants. Ces conseils sont alignés sur les quatre étapes de l’apprentissage : l’entrée en maternelle, le CP, la maîtrise de la lecture et de l’écriture et le passage au collège.

- Pas de télévision avant 3 ans : chez le tout-petit, les interactions sociales et verbales, la découverte sensorimotrice de son environnement sont au cœur de ses activités quotidiennes. Il a besoin d’interagir avec les autres et non pas d’être passif devant un écran quel qu’il soit. Il est possible, en revanche, sur un temps très limité de faire des jeux éducatifs sur une tablette mais toujours avec lui, en échangeant. Ce doit être un moment de partage et de communication. Pas une solution de facilité pour avoir un peu de tranquillité.

- Pas de console de jeux personnelle avant 6 ans : il est important de fixer des règles claires sur le temps consacré aux écrans et de respecter les âges indiqués pour les programmes. La tablette, la télévision et l’ordinateur, c’est toujours dans le salon et jamais seul dans la chambre. Cela permet une nouvelle fois l’échange (qu’est-ce que tu regardes ? qu’est-ce que tu fais ? Raconte-moi ? Je peux t’aider ?) mais aussi le contrôle !

- Pas d’internet non-accompagné avant 9 ans : pour éviter que l’enfant soit confronté à des images déplacées, le contrôle parental peut effectivement être efficace mais il le sera toujours moins que l’œil d’un parent sur ce que fait l’enfant ! Il est important aussi de rappeler les 3 principes d’Internet : 1/ Tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public ; 2/ Tout ce que l’on y met restera éternellement ; 3/ Il ne faut pas croire tout ce que l’on y trouve.

- Pas de réseaux sociaux avant 12 ans : une fois encore, il est important de fixer les règles clairement et d’échanger avec son enfant en le mettant en garde non seulement sur le contenu qu’il peut trouver sur ces réseaux mais aussi sur les rencontres qu’il peut y faire.

Le principal pour que les écrans restent des outils, et seulement des outils, pouvant favoriser le développement et l’apprentissage est que leur usage en soit limité et réglementé, qu’ils donnent lieu à des échanges parents/enfants sur leur contenu.

Encadré

  Quelques précautions

  • Pas d'écran avant 3 ans !
  • Pas d'écran le matin : les écrans fatiguent l’attention et empêchent la concentration en classe, et ce même à petite dose.
  • Pas d’écran dans la chambre de l’enfant : l’absence d’écran dans la chambre permet de « s’ennuyer », d’imaginer, de créer, d’inventer. Les parents gardent aussi le contrôle de ce que fait l’enfant sur les écrans.
  • Pas d’écran pendant les repas : les écrans empêchent les échanges verbaux et ne stimulent donc ni le langage, ni la réflexion de l’enfant comme peut le faire une discussion au cours du repas.
  • Pas d’écran avant de se coucher : la lumière bleue des écrans inhibe la mélatonine et retarde l’entrée naturelle dans le sommeil. Rien de mieux qu’une histoire pour un bon sommeil…

 

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Un mouvement qui résiste

Un mouvement qui résiste et continue de se développer

Cette résistance aux mesures visant à l’anéantir est due à l’échec du projet d’assistance des révolutionnaires à destination des vieillards, des infirmes, des indigents et des veuves et orphelins en raison d’une insuffisance de moyens financiers. Mais aussi à la naissance, au XIXe siècle et en même temps que la Révolution industrielle, d’un mouvement ouvrier. Il devient important de répondre aux besoins de ces nouvelles classes sociales, à leurs conditions de vie difficiles, sans recours face aux principaux risques de l’existence.

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Napoléon III adopte en 1852 un décret qui organise le mouvement mutualiste en lui octroyant un statut tout en le plaçant sous contrôle.
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Cependant, la contrepartie de cet agrément est énorme !

Les groupements mutualistes doivent abandonner leur gestion démocratique : leurs présidents sont nommés par le Préfet ou par l’Empereur après une enquête de moralité. Ils doivent rendre compte de leur activité tous les ans auprès du ministère de l’Intérieur.
Malgré ces importantes contraintes, la mutualité continue de se développer et de se diversifier, notamment avec les premières œuvres sociales mutualistes.

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En avril 1898, la législation impériale est abandonnée au profit de la Charte de la mutualité, qui reconnaît la particularité du mutualisme français et assouplit considérablement les contraintes de gestion des groupements mutualistes. C’est alors l’occasion pour le mouvement mutualiste de prendre de l’ampleur et de devenir un acteur indispensable de la protection sociale.

À la veille de la Première Guerre mondiale, 4,5 millions de Français bénéficient d’une mutuelle.