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mercredi 19 avril 2017 Par CNM Prévoyance Santé

> Les cures thermales, business ou santé ?

Bains de boue, massages, pulvérisations ou ingestion d’eau… Chaque année, plus d’un demi-million de Français goûtent aux joies du thermalisme. Asthme, rhumatismes, maladies de peau, troubles digestifs… les cures sont indiquées pour traiter une douzaine de pathologies, et ceux qui y ont goûté ne semblent plus pouvoir s’en passer ! Pour autant, le thermalisme a-t-il un véritable intérêt thérapeutique ? Comment choisir SA cure ? Comment ça se passe ? Enfilez vos peignoirs et suivez le guide !

 

La France compte plus de sept cents sources thermales dont les vertus sont reconnues par l’Académie de médecine, et qui pour certaines, existent depuis la nuit des temps.

Un peu d’histoire…

Les cures thermales remontent à l’Antiquité. Les Grecs furent les premiers à y avoir recours (thermos veut dire « chaud », en grec) afi n de soulager les malades (dont les lépreux), mais aussi les athlètes. Ce sont ensuite les Romains qui ont perfectionné les thermes en développant un nouveau système de chauffage par le sol, et ont exporté le concept lors de leurs conquêtes ! Après une longue période d’oubli, le thermalisme retrouve sa réputation. En 1604, sous l’impulsion d’Henri IV, une première Charte des eaux minérales est rédigée. Les thermes deviennent très vite des lieux privilégiés de villégiature et de vie culturelle. Avec le développement du chemin de fer au XIXe siècle, les villes thermales sont à leur apogée, mais il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour voir apparaître une véritable démocratisation des thermes, avec le remboursement des cures par la Sécurité sociale.

CNM Info 38 thermal

 

Comment ça marche ?

Le principe est très simple : le thermalisme soigne et soulage grâce à l’eau, une eau douce et très minéralisée. Elle doit ses vertus thérapeutiques à sa composition constante et particulière en minéraux et oligo-éléments. L’Académie de médecine ne reconnaît et certifie que certaines sources et que cinq familles d’eaux thermales : les bicarbonatées, les sulfatées, les sulfurées, les chlorurées et les oligométalliques.

 

Quelles sont les pathologies qui peuvent être concernées ?

Une cure thermale peut vous être recommandée pour soigner ou soulager certaines pathologies : rhumatismes, affections des voies respiratoires et ORL (rhinite, asthme, allergies), affections bucco-linguales ou dermatologiques, maladies cardio-artérielles, phlébologiques, neurologiques (maladie de Parkinson…), affections urinaires (calculs rénaux…) et gynécologiques, troubles psychiatriques (stress, anxiété…) et troubles du développement de l’enfant (énurésie).

Comment choisir sa cure thermale ? Une cure thermale est généralement prescrite par le médecin traitant ou un spécialiste qui remplit un formulaire précisant les orientations thérapeutiques à suivre et la proposition de station thermale en fonction de la pathologie à traiter. Vous pouvez trouver sur le site www.medecinethermale.fr une liste de centres par orientations thérapeutiques ou par région.

Comment se déroule une cure thermale ?

Une cure commence toujours par un entretien avec un médecin thermal, qui établit une prescription médicale personnalisée selon le descriptif du professionnel de santé qui vous l’a prescrite. Il vous communique aussi votre planning, sur lequel sont indiqués les différents soins. Il faut savoir qu’en fonction de votre pathologie, l’eau thermale est utilisée de différentes façons. On parle de cure interne ou externe.
La cure interne : soit on ingère de l’eau thermale, notamment pour les pathologies digestives ou urinaires, soit elle est pulvérisée, comme c’est le cas pour les affections nasales ou rhinopharyngées. La cure externe : il s’agit ici de douches, bains, applications de boues thermales, massages sous rampe d’eau thermale… La durée effective de la cure est limitée à dix-huit jours et 72 soins en soins externes de deux à trois soins par jour. Tout au long de cette période, le curiste fait l’objet d’une surveillance de la part du médecin thermal (une visite à mi-cure et une à la fin), qui à l’issue de la cure adresse un rapport au médecin prescripteur.


thermalisme

 

Est-elle prise en charge par la Sécurité sociale et la CNM ?

Pour que la cure soit prise en charge, l’établissement doit être agréé et conventionné par l’assurance-maladie. Le curiste doit quant à lui respecter certaines conditions :
• posséder une prescription émanant de son médecin traitant ou d’un spécialiste ;

• souffrir d’une des pathologies prises en charge ;

• soumettre la demande de prise en charge des soins à la Sécurité sociale ;

• prendre contact avec l’établissement thermal une fois la demande de prise en charge acceptée ;

• déterminer avec l’établissement les dates de son séjour et fixer son rendez-vous avec le médecin thermal

• choisir son lieu de résidence pendant la cure et son moyen de transport, frais qui sont à la charge du curiste et ne feront pas l’objet d’un remboursement, sauf en cas de ressources limitées ;

• ne faire une cure pour une même affection qu’une seule fois par an.

(Retrouvez l’ensemble des conditions de prises en charge sur www.ameli.fr)

Les soins sont pris en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 65 %. La CNM Prévoyance Santé prend aussi en charge une partie des soins en fonction de la garantie santé choisie. On estime que les frais restant à la charge du curiste (hébergement, transport, restauration, activités annexes) sont en moyenne de 1 100 euros.

 

Est-ce vraiment efficace ?

Si la combinaison entre l’eau, la température et les boues utilisées peut expliquer l’effet bénéfique ressenti par les curistes, la médecine thermale manque d’éléments scientifiques pour prouver son efficacité thérapeutique. Cependant, les études se multiplient afin de rassurer ses détracteurs. Rien ne prouve que le thermalisme permette de réduire les dépenses de santé, mais compte tenu du poids des maladies chroniques dans ces mêmes dépenses (deux tiers) et le soulagement que semblent apporter les cures thermales sur ces pathologies, leur efficacité ne peut être rejetée d’emblée. Par ailleurs, certaines études menées par l’Association pour la recherche thermale (Afreth) nous ont appris que grâce à la médecine thermale :

• la perte de poids est plus importante

• le soulagement des douleurs d’arthrose, notamment du genou, est réel

• le bien-être des femmes dans les suites d’un cancer du sein est amélioré

 

Enfin, le traitement thermal concernant les lombalgies chroniques a été officiellement reconnu en 2000 par l’ANAES (prédécesseur de la Haute autorité de santé). C’est un premier pas. En conclusion, s’il est difficile d’isoler un facteur qui permettrait d’affirmer sans conteste l’efficacité du thermalisme – car cela dépend à la fois de la personnalisation des soins, du protocole mis en place, de la qualité de la prise en charge par les équipes, du repos, de l’état d’esprit du curiste et de sa réceptivité aux soins prodigués –, il est certain que cette parenthèse consacrée à prendre soin de soi ne peut qu’être bénéfique.

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La prise en charge d’une cure thermale par la CNM est différente en fonction de votre garantie.

Gamme ACTILEA :

Le ticket modérateur est pris en charge pour les honoraires de surveillance dans les cas où le régime obligatoire rembourse à 65 %. Concernant les frais d’hébergement, il existe éventuellement un forfait annuel sur présentation de la facture acquittée des frais de location, d’hôtel, de camping… Si le régime obligatoire rembourse vos frais à 100 % de la base de remboursement, en formule A et B1 il n’y aura aucun remboursement, et en formule C, D et E uniquement le forfait annuel, qui varie de 150 à 175 euros.

 

Gamme Article L 115 :

Si la cure est faite en milieu hospitalier, la CNM n’intervient pas, quelle que soit la formule choisie. Si la cure est faite à titre militaire, et que l’adhérent loge à l’extérieur, la CNM rembourse uniquement le forfait annuel de 150 euros s’il a opté pour la formule 2 et idem si la cure n’est pas en rapport avec son affection, donc à titre civil.

 

Gamme ACTILEA Néo et Néo Territoires :

Versement également du ticket modérateur sur les honoraires de surveillance et les frais d’hébergement dans les mêmes conditions qu’ACTILEA et sur présentation des mêmes justificatifs. S’ajoute le versement d’un forfait annuel compris entre 50 et 250 euros par an.