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mardi 21 juillet 2015 Par CNM

> Déserts médicaux : quel bilan pour le pacte Territoire santé

Alors que les initiatives pour créer des maisons de santé se multiplient, que certaines communes font appel à des médecins étrangers, il est temps de faire un point sur le pacte Territoire lancé en décembre 2012 destiné à lutter contre la désertification médicale.

Séduire les étudiants et les internes
C’est l’un des trois objectifs visés par le pacte Territoire Santé : à travers le contrat d’engagement de service public (CESP), il propose aux étudiants et internes une allocation mensuelle de 1 200 euros brut à condition qu’ils s’engagent à exercer dans des territoires fragiles autant de temps qu’ils l’ont perçue.
Fin 2014, 881 étudiants ont bénéficié du CESP depuis sa création en 2010 et son renforcement par le pacte Territoire santé fin 2012, ce qui réalise 60 % de l’objectif fixé par le ministère de la Santé (1 500 d’ici 2017). Déjà, de premiers bénéficiaires de ce contrat, qui y ont adhéré en fin d’études, se sont installés en libéral. 

Sécuriser les jeunes généralistes
Deuxième objectif du pacte, cette sécurisation se traduit par un contrat de praticien territorial en médecine générale (PTMG) qui garantit au généraliste un complément de revenu (jusqu’à 3 105 euros brut par mois pendant deux ans) s’il s’installe en territoire fragile et s’il justifie d’une activité minimale de 165 actes par mois.
Fin 2014, 345 contrats avaient été signés pour un objectif initial de 400 qui devrait être atteint cette année. Le ministère de la Santé envisage son extension à d’autres médecins spécialistes. Une fois les charges déduites, le PTMG garantit un revenu net mensuel de 3 640 euros.

Encourager l’exercice collectif pluridisciplinaire
Le regroupement pluriprofessionnel en soins de premier recours, troisième objectif, est encouragé sous la forme de maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), pôles ou centres de santé, structures largement soutenues par les collectivités territoriales.
Destinées à devenir les « portes d’entrée du parcours de soins » sur le territoire, les MSP se développent rapidement : 370 fin 2013, 600 fin 2014 et probablement 800 à 820 fin 2015. Initiées en 2009, les expérimentations sur les nouveaux modes de rémunération (ENMR), financées par l’assurance maladie pour la coordination, la prévention, le suivi des malades chroniques, accompagnent cette montée en puissance. 160 nouvelles équipes ont rejoint cette année les 147 qui participaient déjà à ces expérimentations.

Les résultats semblent donc encourageants mais encore insuffisants au regard du nombre de praticiens qui devraient partir à la retraite dans les zones dites déficitaires (le nombre de médecins sortants est de 4 310 pour 5 392 entrants !).