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VIH : des tests en hausse et moins de séropositifs mais…

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VIH : des tests en hausse et moins de séropositifs mais…

A l’occasion du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, l’Agence de Santé Publique France publie une série de chiffres sur le sida et sur le dépistage, élément fondamental si l’on veut éradiquer le virus.

Moins 13% de découvertes de séropositivité par rapport à l’an dernier pour un nombre de tests qui augmentent dans le même temps que de 11%.

Deux bémols donc à ce qui de prime abord peut sembler être une bonne nouvelle :
- les tests restent encore insuffisants. 6 200 personnes ont découvert qu’elles étaient séropositives alors que plus de la moitié n’avait jamais été testée ! Et 29% étaient déjà à un stade avancé de la maladie.
- Les diagnostics d’infections sexuellement transmissibles continuent d’augmenter :
  o 2,1 millions de personnes ont été testées positives pour le chlamydia en 2018
  o 1,6 million pour des gonocoques
  o 1,8 million pour la syphilis

En fait, L’épidémie se poursuit en France au sein des homosexuels, des femmes et hommes nés à l’étranger, en particulier, en Afrique subsaharienne, qui, pour beaucoup, se contaminent en France, note le Conseil National du Sida. 
En 2016, en France, 24.000 personnes infectées ignoraient l'être, dont 52% nés à l'étranger. Sur ce total, 9.000 étaient des homosexuels (soit 38% des non diagnostiqués).
Le Conseil avance des propositions notamment pour "mieux adapter le dépistage aux besoins des personnes les plus exposées".
Il suggère, entre autres, de faciliter l'accès aux différents outils de dépistage, et de "démédicaliser" l'offre quand c'est possible. 
L'idée est de "simplifier" l'accès aux tests sanguins classiques, d'augmenter l'offre, trop peu développée, du test d'orientation rapide (TROD) proposé par des associations et de l'élargir aux pharmaciens et médecins généralistes. 
L'expérience "Labo sans ordo" à Paris et dans les Alpes-Maritimes, qui donne accès aux tests VIH dans les laboratoires de ville, sans ordonnance et sans frais, aux assurés sociaux et titulaires de l'AME, pourrait, si elle est concluante être généralisée.

 

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